Guillaume Chevrollier a voté pour le projet de loi portant mesures d'urgence économiques et sociales, dit « gilets jaunes », largement adopté par le Sénat, « par apaisement ».  

« La crise sociale est profonde et les mesures d’urgence ne constituent pas une réponse suffisante. Ce sont des réformes structurelles qu’il faut engager. Nous terminons cette année dans un climat tendu. En cette période de fin d’année, c’est le temps de l’apaisement que nous devons retrouver. »

Pour Guillaume Chevrollier, « Trop souvent, le gouvernement fait la sourde oreille. Le Sénat l’avait à plusieurs reprises, mis en garde sur la perte du pouvoir d’achat des Français et sur leur ras-le-bol fiscal. En refusant le dialogue et en ne tenant pas compte des contributions du Sénat, c’est la Vème République qui est dévoyée. »

« C’est très dommageable car le Sénat est une institution stable qui contribue fortement à l’amélioration de la qualité de la loi. »

Quelques exemples : « Dès 2017, nous avions prévenu que la trajectoire de la fiscalité carbone constituerait un véritable coup de massue. Au Sénat, nous avons voté la suppression de la hausse de la taxe sur les carburants dans le budget 2019.

Le gouvernement, par la force des choses, a dû se rallier à notre position, mais que de temps perdu !

Au Sénat, nous avons aussi voté pour la revalorisation du quotient familial de 1551 euros à 1750 euros par demi part, l’Assemblée nationale a voté contre.

Au Sénat, nous avons signalé à maintes reprises, les difficultés auxquelles étaient confrontées les retraités les plus modestes à la suite de la hausse de la CSG de 1,7 points.

Au Sénat, nous avons rejeté la réforme de la taxe d’habitation. Et nous avons expliqué, au Gouvernement, l’impact que cela aurait pour les collectivités territoriales, notamment les plus petites qui perdent leur autonomie fiscale. » 

Pour 2019, Guillaume Chevrollier espère que le gouvernement sera plus attentif et à l’écoute des Français, des élus locaux, des corps intermédiaires, et du Sénat. « Il faut dialoguer, travailler ensemble, en bonne intelligence, avec bon sens au service du bien commun pour le redressement de notre pays qui en a tant besoin. »