Le 22 juillet 2020

L’accord européen signé ouvre, pour la première fois, la voie à un emprunt commun aux Vingt-Sept. On ne peut que se réjouir d’avoir trouvé cet accord qui réaffirme la solidarité et la cohésion financière de l’Europe.

Mais ses modalités sont imprécises et des interrogations restent en suspens : qui paiera ? Une fois qu’on aura emprunté, il faudra rembourser ! Et comment ? Par des impôts, des revenus douaniers, des taxes sur le numérique ?

Pour Guillaume Chevrollier, il faut dire la vérité aux Français : qu’est-ce que cet accord va coûter aux contribuables français ? Il rappelle que ce financement de 750 milliards correspond à 390 milliards de subventions aux Etats et à 360 milliards de prêts remboursables.

A l’heure où on parle beaucoup de souveraineté, il s’interroge : Est-ce qu’un pays est encore souverain lorsqu’il vit à crédit et qu’il lève de l’argent sur les marchés ?

Pour Guillaume Chevrollier, cet accord constitue un choix pour l’économie à court terme qui était nécessaire. Mais l’Europe consomme, vit à crédit. Il manque l’ambition d’une Europe puissance avec une France forte.