Le 27 mai 2020

 

La crise sanitaire est une « super-alerte » des conséquences que peuvent avoir l’impact des activités humaines sur la biodiversité

 

Guillaume Chevrollier a été nommé au début du confinement référent de la commission de l’aménagement du territoire et du développement durable du Sénat sur les impacts de la crise sur les secteurs de l’eau et de la biodiversité.

Il estime que la crise sanitaire actuelle est une « super-alerte » des conséquences que peuvent avoir l’impact des activités humaines sur la biodiversité. Il est urgent de retrouver un équilibre homme/nature pour prévenir les pandémies zoonotiques.

Après une série d’auditions, Guillaume Chevrollier a formulé plusieurs recommandations.

En ce qui concerne le secteur de l’eau et de l’assainissement, il estime qu’il faut soutenir les collectivités territoriales et les entreprises du secteur pour renouveler les canalisations, améliorer la qualité de l’eau et préserver la ressource. A l’heure actuelle, le secteur consent 6 milliards d’euros d’investissements par an mais il faudrait porter ce niveau à 8 à 10 milliards d’euros par an.

Il appelle à prioriser, dans le cadre des plans de relance, les investissements favorables à la biodiversité, amplifier la lutte contre la déforestation importée, notamment via l’affichage environnemental des produits alimentaires et à renforcer le réseau d’aires protégées.

Guillaume Chevrollier recommande enfin d’augmenter les moyens budgétaires et humains consacrés à la lutte contre le trafic illicite d’espèces protégées, 4ème trafic mondial !