La situation dans laquelle est plongée la France depuis le début du mois de décembre est anxiogène.

Car la question des retraites n’est pas une question technique mais une question sociale majeure, qui correspond à l’effort de toute une vie de travail et qui touche à l’avenir de nos ainés, avec le sujet de la dépendance qui inquiètent de plus en plus les Français.

Les Français ont le droit à un débat clair et honnête.

Le Premier ministre a mis en avant un certain nombre de mesures qui étaient attendues, notamment par ceux qui travaillent dur et gagnent peu. Je pense au minimum contributif des salariés du privé et des régimes alignés qui sera porté à 1. 000 euros dès 2022 pour tous les nouveaux pensionnés et à 85 % du SMIC en 2025 ;

Ce complément de pension sera attribué aux assurés qui ont travaillé durant leur vie active, afin qu'ils gagnent un peu mieux que le minimum vieillesse accordé aux personnes qui n'ont pas cotisé.

Cette retraite à 1000 euros était indispensable pour revaloriser la valeur du travail, encourager les jeunes à travailler. Mais aussi bien sûr par justice, équité et solidarité avec nos aînés dont certains se retrouvent sous le seuil de pauvreté.

Qui aujourd’hui peut trouver normal d’avoir une faible pension après une vie de travail ?

Nous devons revaloriser la valeur du travail, tellement décriée par la société actuelle. Cela passe aussi par la revalorisation des pensions.

Alors que leurs droits sont nettement plus faibles dans leurs régimes respectifs, cette mesure est une bonne nouvelle pour les artisans commerçants et les salariés agricoles.

La majorité d'entre eux touchent de très faibles pensions de retraite car ils présentent des carrières "incomplètes" pour avoir travaillé sur l'exploitation familiale sans avoir été déclarés

Il ne faudrait pas que cette retraite à 1000 euros devienne très vite un leurre.

D’autant qu’elle est issue d’une loi de 2003 mise en application pour les salariés en 2009, mais sans cesse repoussée (2019 puis 2020 et et maintenant 2025 pour les non-salariés agricoles.

Pouvez-vous nous confirmer que cette mesure s’appliquera réellement ? Quelles en seront les modalités ?

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