Instaurons une barrière écologique pour réinjecter de l’équité dans la mondialisation et promouvoir une écologie de bon sens !

Le Sénat a adopté la proposition de résolution que j’ai cosignée demandant au Gouvernement de porter un projet de barrière écologique aux frontières de l’Union européenne.

À l’heure de la nécessaire mobilisation face aux changements climatiques, tout l’enjeu est de rééquilibrer la mondialisation et de réapprendre à produire ce que nous consommons.

La barrière écologique aux frontières poursuit ainsi un double but :

- économique, en restaurant la compétitivité de nos entreprises et de nos agriculteurs, soumis à des normes beaucoup plus exigeantes que leurs partenaires commerciaux ;

- écologique, en taxant les produits provenant de pays s’affranchissant de toute réglementation environnementale.

Je crois à l’échange, à la force de nos entreprises, à la compétence de nos agriculteurs et à l’excellence de leurs savoir-faire. Mais pour que cette liberté d’échanger ait un sens, il faut que les règles soient les mêmes pour tous et remettre de l’équité, de la réciprocité dans les échanges internationaux.

Concrètement, la barrière écologique consisterait en la compensation du prix des quotas de CO2 qui s’applique aux industriels européens qui exportent vers le marché européen – et non aux industriels étrangers chinois, américains, européens ou autres.

Pour que l’écologie ne soit pas dogmatique mais pragmatique, durable et protectrice de nos emplois, je souhaite vivement que le Gouvernement adopte à son tour cette résolution.

Pour visionner mon intervention : ici