Guillaume Chevrollier voit une contradiction entre l’organisation du grand débat national dont l’objectif est de recréer du lien avec les citoyens, et, dans le même temps, d’entamer une réforme de la justice qui présente un risque réel de perte de proximité entre la justice et le justiciable.

Que dit la crise sociale d’aujourd’hui, entre autres ? « Nous voulons plus de proximité, plus de liens. »

Que fait cette réforme de la justice ? Elle éloigne la justice d’un citoyen qui souffre de cette déshumanisation progressive de la société.

Elle atteint à l’oralité des débats dans la mesure où le tribunal criminel départemental prendra en charge une partie des affaires traitées par les cours d'assises et ne sera pas composé d’un jury populaire tiré au sort.

De plus, pour Guillaume Chevrollier, la spécialisation des tribunaux est un piège pour la justice de proximité et va renforcer le phénomène de métropolisation.

Le 12 février, le Sénat a rétabli, pour l’essentiel son texte de première lecture. Ce dernier veillait à ce que la nouvelle organisation de la première instance préserve le maillage territorial et la proximité de l’institution judiciaire, en s’assurant, qu’aucun site judiciaire ne serait fermé et en prévoyant un mécanisme d’encadrement de toute évolution de la carte judiciaire.